UFE Berlin

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Association reconnue d’utilité publique, l’Union des Français de l’Etranger (UFE) est un réseau qui regroupe des Français, des francophones et des francophiles à travers le monde

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L'association UFE Berlin accueille, soutient et rassemble les Français de l'étranger habitant à Berlin. 


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Deutsch-französischer Presseschau vom 10. bis 16.06.2025

Die vergangene Woche war geprägt von intensiven diplomatischen Aktivitäten, die darauf abzielten, die Konturen der deutsch-französischen Beziehungen neu zu definieren. Im Mittelpunkt stand das Treffen zwischen Präsident Emmanuel Macron und dem neuen deutschen Bundeskanzler Friedrich Merz am 13. Juni in Paris. Dieses symbolträchtige Ereignis verkörpert den gemeinsamen politischen Willen, eine Partnerschaft, die unter der vorherigen Koalition Anzeichen von Reibungen gezeigt hatte, „neu zu definieren” und wiederzubeleben.

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80 ans après la capitulation : Berlin se souvient

Mai 2025 a été marqué par le 80e anniversaire de la libération des camps de concentration nazis et de la capitulation sans condition du IIIe Reich, une page d'histoire sombre. Ces commémorations, notamment à Ravensbrück et Sachsenhausen, ont souligné combien les mémoires de la Shoah et de la déportation éclairent l'état du monde actuel. Elles nous rappellent que la paix, la démocratie et l'État de droit sont des acquis fragiles et effaçables qu'il s'agit de défendre sans hésitation, un enjeu existentiel. Car 80 ans après les faits, beaucoup constatent des parallèles troublants, notamment avec la guerre d'agression que mène la Russie de Vladimir Poutine, une menace similaire à celle du passé, révélant inertie et manque de courage politique.

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Vive l'amitié franco-allemande !

 A l’étranger, il y a deux associations « patriotiques » françaises : le Souvenir Français, Gardien de notre mémoire (1887) et l’Union des Français de l’Étranger (1927). Ces deux associations à l’histoire et à la finalité bien particulières ont écrit quelques belles pages d’histoire en Allemagne et à Berlin.  

L’UFE-Berlin était à l’honneur ce 13 juillet : pour la première fois depuis le départ des Forces françaises de Berlin (FFB) en 1994, le nouvel Ambassadeur de France en Allemagne, M. François Delattre, a honoré de sa présence la traditionnelle « fête de l’amitié franco-allemande » de l’UFE-Berlin.
Ce fut une rencontre chaleureuse, rare, très appréciée des expatriés français de Berlin réunis sous la bannière de l’UFE, et qui s’est déroulée dans un lieu quasi-mythique pour trois générations de nos contemporains. Pendant plus de cinquante ans, ce lieu aura en effet démontré la volonté de Paris de défendre Berlin par la présence de troupes françaises ; aujourd’hui, il en porte l’inextinguible souvenir : c’est le Mess Sergent-Brocard, au cœur du
Quartier Napoléon, Q.-G. des FFB. 

En 1994, ce vaste complexe a été rebaptisé Julius-Leber-Kaserne, perpétuant ainsi le nom de l’un des plus farouches résistants au nazisme.  

De 1949 à 1991, l’ambassade de France en RFA était installée à Bonn ; après la réunification de l’Allemagne, elle est venue retrouver son site historique de la Pariser Platz à Berlin, désormais capitale fédérale.  

Depuis lors, l’Europe n’a cessé de se développer et de se transformer, essor au cœur duquel le partenariat franco-allemand reste incontournable – le rôle de notre ambassadeur à Berlin et celui de son homologue allemand en poste à Paris demeurent donc de premier plan. 

S.Exc. M. François Delattre a été précédemment Ambassadeur au Canada, puis aux États-Unis, Représentant permanent de la France auprès du Conseil de Sécurité des Nations-Unies, et Secrétaire général du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. 

Il a bien voulu nous livrer à l'UFE Berlin trois messages, en nous faisant partager sa vision de la relation franco-allemande.  

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Délices normands, berlinois ou brandebourgeois, même combat !

Plusieurs millions de Français se sont expatriés. Entre 4 et 7 millions. Difficile d’avoir un chiffre précis, car beaucoup d’entre eux ont omis de s’inscrire au Consulat de France… 

Les cinq pays les plus prisés de nos compatriotes, seraient, dans l’ordre : la Suisse, les États-Unis, le Royaume-Uni, la Belgique et l’Allemagne devant le Canada, l’Espagne et le Maroc…  

Pour en avoir côtoyé de très nombreux au cours de mon existence avant même de m’expatrier à Berlin, j’ai pu constater, non sans surprise, que les Français non seulement s’adaptaient assez facilement dans leurs pays d’accueil, mieux encore, que leur intégration était souvent une réussite. On constate au passage que ces Gaulois ont laissé dans l’hexagone cette
image de « râleurs » impénitents qui souvent n’est pas usurpée… 

Certains même, au-delà de réussites professionnelles sont cités comme des modèles d’intégration. Leur apport conforte notre image de marque à l’étranger tout en relayant naturellement les purs produits de nos terroirs qui constituent un des charmes français. Une notion qui ne semble pas avoir été prise en compte à Paris, mais au cours des années on s’y fait… 

Il n’y a qu’à voir combien les produits français se retrouvent sur les bonnes tables mais aussi chez l’habitant qui les ont intégrés dans leur vie quotidienne pour s’en persuader. 

Pendant deux ans, nous avons donné la parole à la radio à des Français qui ont fait ce choix de l’expatriation. Qu’ils soient installés aux États-Unis, en Pologne, à Singapour, à Tokyo, à Casablanca ou à Marrakech, en Espagne ou au Portugal, en Chine, en Afrique ou encore dans les pays d’Europe orientale : République tchèque, Slovaquie, pour ne citer que ces pays, j’ai été frappé de mesurer en les écoutant dialoguer entre eux combien leur approche et leurs problèmes — pour ne pas dire leurs revendications vis-à-vis du pouvoir politique français — étaient identiques. 

Nous avons décidé de continuer à faire parler ces Français qui rayonnent dans leur pays d’adoption. En Allemagne et particulièrement à Berlin, où ils sont assez nombreux à avoir « réussi ».
 

L’exemple de Didier Canet est typique de cette intégration réussie.   En 1987, il représente les produits de Lenôtre au KaDeWe. La ville lui plaît. Pâtissier dans l’âme, il décide de rester et de
combler un manque à ses yeux. En 1995 il créé sa première pâtisserie dans la Berliner Straße à Zehlendorf. Le succès est tel qu’aujourd’hui « les délices normands » ont fait des petits dans la Neue Kantstraße, la Pfalzburgerstraße à Wilmersdorf, au cœur de Wannsee, Chausseestraße, et à Steglitz, sans oublier Stahnsdorf qui est devenu un haut-lieu des délicatesses à la française… Sans oublier le pain français qui a aussi ses adeptes. L’entendre comparer le pain allemand et français est un plaisir pour ne pas dire un enrichissement culturel. 

Didier Canet est un homme heureux, bon vivant et fait désormais partie du paysage gastronomique de Berlin et du Brandebourg depuis 27ans. Ses gâteaux, ses tartes, ses croissants feuilletés font le bonheur des petits et des grands, allemands ou pas. Notre Normand a conservé son âme de pionnier et ne manquerait pour rien au monde ces moments de partage avec des compatriotes.  

Et pour ceux qui s’inquiéteraient du mal du pays, sa Normandie, rassurez-vous, Monsieur Canet a su rénover un magnifique domaine à Stahnsdorf qui a un côté… normand. Manque plus que le beurre, les pommiers, le cidre ou le Calvados. Espérons qu’il suscitera des vocations pour combler ce vide… 

Joël-François Dumont  

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Un député pour les Français de l’étranger : plus qu’un job, un sacerdoce !

Réunir l’espace d’une soirée électorale autour d’un même micro les divers candidats aux prochaines législatives à la députation pour la 7e Circonscription de l’étranger, plus qu’un challenge, c’était une initiative excellente qui a motivé de nombreuses personnes à « participer » : 50 personnes - les premières inscrites – « en présentiel » - et pour toutes les autres réparties dans quelques 17 pays, par zoom. Une occasion – enfin – de « dialoguer » en comparant les propositions des uns et des autres.  

On ne peut donc que féliciter Radio France Internationale (RFI Berlin), la Deutsche Gesellschaft für auswärtige Politik (DGAP), le Deutsch-Französicher Wirtschaftskreis (DFWK), Français du Monde (ADFE) et l’Union des Français de l’Étranger-Berlin pour cette excellente idée de partage. 

L’attente de voir - enfin - des gens d’horizons divers dire comment ils entendent concrètement défendre les intérêts spécifiques des Français de l’étranger était en soi une riche idée. Malheureusement les échanges n’ont pas du tout été à la hauteur des espérances. Sur ces deux heures les échanges intéressants n’ont pas dépassé quinze minutes. 

Premier regret, trop de gens en présence, ce qui permet des échanges inégaux mais qui exclut un vrai dialogue. D’un côté des candidats sérieux, qui ont des choses à dire, à n’en pas douter, mais dont les paroles s’évanouissent au gré de tirades de représentants de partis inconnus dont on sait qu’ils ne récolteront pas 1% des voix. C’est dommage.  

Certaines présentations avaient parfois l’air interminables, suivies de monologues ponctués de slogans qui n’apportent rien à des Français de l’étranger, sans oublier des catalogues de promesses voire même d’engagements fumeux du style : « Si je suis élu, avec moi ce sera la transparence » !   

C’est à croire que la députation serait devenue un job comme un autre et que pour être élu, il suffit d’un coup de chance. Profitant d’une vacuité certaine en politique qui explique le manque d’intérêt et le peu d’enthousiasme pour le monde politique, analyse partagée de la droite à la gauche en passant par le centre sans oublier les extrêmes… 

Tout cela explique que nombreux sont ceux qui ont décroché au bout de 30 à 40 minutes ! 

Être député, pour un électeur est plus perçu comme une sorte de sacerdoce au service de la circonscription. Cela suppose des gens motivés qui ont une expérience professionnelle et une volonté, celle de prendre en compte les problèmes des gens pour défendre leurs intérêts à sur les bancs et dans les commissions de l’Assemblée Nationale.  

Les Français établis hors de France se considèrent, à juste titre, depuis de trop longues années comme des « Français de deuxième catégorie », « abandonnés à leur sort » quand ils ne sont pas méprisés voire montrés du doigt comme des fuyards qui auraient cherché à mettre leur fortune à l’abri du fisc français ! Pourquoi ne pas le reconnaître
pour que cela change pour que l’impression qui prévaut vienne démentir les politiques suspectés de ne s’intéresser à ces Français de l’étranger qu’une fois tous les cinq ans… Un réservoir de voix de 3 millions et demi d’électeurs (en moyenne, 1 Français sur 3 est inscrit sur les listes électorales à l’étranger), par temps de disette cela peut faire la différence. Pour certains partis c’est l’occasion d’avoir un député de plus qui permettra d’atteindre le nombre requis pour constituer un groupe parlementaire. 

Du coup on est très loin des problèmes fiscaux, scolaires, de santé, de retraite, pour ne citer qu’eux que les Français de l’étranger aimeraient voir défendre à l’Assemblée. La vérité est de dire que depuis 25 ans, seul le Sénat en France s’est emparé de ces dossiers et des problèmes concrets de ces Français qui vivent à l’étranger. Exemple le fonds de ‘urgence voté à l’unanimité par le Sénat qui n’a même pas été examiné à l’Assemblée ! Une honte !  

« La défense des droits fondamentaux des Français de l’étranger » est une priorité pour  Philippe Deswel, militant de l’UFE en Autriche et spécialiste reconnu des problèmes économiques et financiers d’Europe centrale et orientale. Je vous propose d’écouter sa réaction…  

Joël-François Dumont